La force du pardon, n’en vouloir à personne

Nous avons tous en mémoire le beau témoignage de Francesco qui se terminait sur le pardon à tous ceux qui lui ont fait du mal. La semaine dernière, jeudi 18 juin, en dernière page du journal La Croix la chronique de Christiane Rancé titrée « Trois pardons » nous a paru faire écho au texte de Francesco. Comme journaliste elle a eu la chance de rencontrer longuement George Dawson, un afro-américain dont la grand-mère était née esclave, qui n’a appris à écrire qu’à 98 ans et qui, 4 ans plus tard, publiait sa biographie « Life is so good ». Question de Christiane Rancé à George Dawson (103 ans) :

Dans ce mélange de souffrance et de misère, d’injustice et de mépris [il a assisté au lynchage et à la pendaison de son ami Peter], comment trouver que votre vie a été si bonne ?

J’ai fait attention à ne pas juger un autre être humain sur les apparences, comme mon père me l’a appris. Et, surtout, je n’ai jamais désespéré du Ciel. Chaque matin, chaque journée que Dieu me donne, je la trouve plus belle encore et je remercie Dieu chaque dimanche, à l’église. Vous savez pourquoi je la trouve si belle ? C’est que je n’en veux à personne. « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». dit le Notre Père. Il y a de l’humour là-dedans. C’est comme si c’était à nous de donner l’exemple à Dieu !

Le journal La Croix du 18 juin.

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