Une impulsion évangélisatrice

On pouvait depuis longtemps penser que cela arriverait. Voilà que la décision de l’évêque est tombée : il n’y aura plus de curé à demeure pour le groupement Mareil-Marly/Fourqueux à partir du 1er septembre prochain. Les deux paroisses seront regroupées avec Saint-Léger.

Même si, dans le diocèse de Versailles (fort d’environ 250 prêtres), la pratique dominicale ne baisse pas et le nombre de prêtres demeure à peu près stable, il y a tout de même un manque de prêtres pouvant être curés. Chaque année une à deux paroisses doivent être gérées par un administrateur (un prêtre qui n’est pas le curé et gère pendant un an). Par ailleurs on tend à regrouper les prêtres afin qu’ils se soutiennent, travaillent ensemble et parfois vivent ensemble. C’est pour ces raisons que des paroisses doivent être regroupées avec une paroisse voisine. D’autres paroisses sont dans ce cas ou l’ont été il n’y a pas longtemps.

La rencontre de ce samedi à la maison Saint-Michel de Fourqueux avec le père Etienne Maroteaux, vicaire épiscopal, a permis de cheminer un peu plus vers notre nouveau regroupement à venir avec Saint-Léger. La décision de notre évêque est une décision qui vise la pérennité du dispositif pastoral et, même si l’on ne peut dire l’avenir, il n’est pas prévu a priori de revenir en arrière.

Des chiffres encore : Saint-Léger compterait 700 à 1000 pratiquants réguliers, Mareil-Fourqueux 400 à 500. Le regroupement de l’ensemble ne signifie pas la disparition des paroisses. Mais il implique que les trois paroisses auront un seul et même curé, le père Benoît Chevalier, actuel curé de Saint-Léger. Il est assisté d’un prêtre étudiant béninois, le père Jean-Baptiste Toupé. Un autre vicaire renforcera l’équipe pour la rentrée et logera à Fourqueux. Ce sera également un prêtre d’origine africaine. Le curé et ses deux vicaires seront en charge des trois paroisses. Le père Benoît Chevalier sera « installé » comme curé du groupement Mareil-Fourqueux le dimanche 8 septembre prochain lors d’une célébration à Saint-Etienne de Mareil-Marly présidée par monseigneur Eric Aumonier, évêque de Versailles.

D’après le père Etienne Maroteaux, un regroupement paroissial entraîne des changements mais qui seront progressifs. Ce sera au père Benoît Chevalier d’en décider avec l’aide de l’équipe d’animation paroissiale et du conseil pastoral, en dialogue avec les équipes responsables des services paroissiaux.

Pour nous y préparer le père Etienne Maroteaux nous propose de méditer sur ce passage de l’exhortation apostolique evangelii gaudium du Pape François.

Les charismes au service de la communion évangélisatrice

L’Esprit Saint enrichit toute l’Église qui évangélise aussi par divers charismes. Ce sont des dons pour renouveler et édifier l’Église. Ils ne sont pas un patrimoine fermé, livré à un groupe pour qu’il le garde ; il s’agit plutôt de cadeaux de l’Esprit intégrés au corps ecclésial, attirés vers le centre qui est le Christ, d’où ils partent en une impulsion évangélisatrice. Un signe clair de l’authenticité d’un charisme est son ecclésialité, sa capacité de s’intégrer harmonieusement dans la vie du peuple saint de Dieu, pour le bien de tous. Une véritable nouveauté suscitée par l’Esprit n’a pas besoin de porter ombrage aux autres spiritualités et dons pour s’affirmer elle-même. Plus un charisme tournera son regard vers le cœur de l’Évangile plus son exercice sera ecclésial. Même si cela coûte, c’est dans la communion qu’un charisme se révèle authentiquement et mystérieusement fécond. Si elle vit ce défi, l’Église peut être un modèle pour la paix dans le monde.

Les différences entre les personnes et les communautés sont parfois inconfortables, mais l’Esprit Saint, qui suscite cette diversité, peut tirer de tout quelque chose de bon, et le transformer en un dynamisme évangélisateur qui agit par attraction. La diversité doit toujours être réconciliée avec l’aide de l’Esprit Saint ; lui seul peut susciter la diversité, la pluralité, la multiplicité et, en même temps, réaliser l’unité. En revanche, quand c’est nous qui prétendons être la diversité et que nous nous enfermons dans nos particularismes, dans nos exclusivismes, nous provoquons la division ; d’autre part, quand c’est nous qui voulons construire l’unité avec nos plans humains, nous finissons par imposer l’uniformité, l’homologation. Ceci n’aide pas à la mission de l’Église.

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