Saint-Léger de Saint-Germain-en-Laye

SAINT LÉGER
Notre patron

  • Né en 616.
  • Élevé au palais de Clotaire II.
  • Abbé de Saint-Maixent, puis chapelain de la régente.
  • Évêque d’Autun en 660. Il réforme son diocèse avec zèle.

Ses remontrances concernant la conduite du royaume suscitent bien des rancunes, en particulier de la part d’Ebroin, maire du palais. Accusé de complicité dans l’assassinat de Childéric II, il est condamné au conciliabule mérovingien de Malay / Yonne. Torturé, défiguré, il est décapité près d’Arras en 678.

ÉGLISE SAINT-LEGER-EN-LAYE
Prieuré d’Hennemont

  • Fin du VIIème siècle : Fondation probable d’un sanctuaire consacré à saint Léger.
  • A partir de 980 la paroisse Saint-Léger est citée dans les textes : le curé est nommé par l’abbé du couvent Saint-Magloire à Paris.
  • 1305 : Philippe Le Bel accorde à Perrenelle de Géry, pour services rendus à sa mère, un domaine assis au sommet d’un mamelon séparant Chambourcy de Saint-Léger. Ce domaine devient le prieuré d’Hennemont où Perrenelle se retire. Prieuré qui compte une communauté de 20 moines.

Plus tard, le prieuré obtient le droit de nommer les curés de Saint-Léger-en-Laye. La paroisse s’étendait alors dans la vallée de Buzot et confinait à celles d’Aupec, Mareil, Fourqueux et Chambourcy. Elle relevait du diocèse de Chartres. L’église était située au bord du plateau (actuellement Villa Campan).

Au cours des guerres civiles et religieuses des XV-XVIIeme, la région subit de grandes dévastations.

Vers un renouveau
  • 1662 : Restauration du prieuré (quelques religieux).
  • 1778-1779 : Restauration de l’église Saint-Léger-en-Laye.

Malheureusement, la paroisse voit sa population décroître au cours des décennies ; seulement 37 foyers sont recensés en 1789, il y a un « exode » vers la paroisse Saint-Germain où on est exempt de la taille.

La révolution
  • 1789-1794 : Le curé de Saint-Léger donne les vases sacrés à la république. L’église, le presbytère, les dépendances sont vendus comme biens nationaux. L’église est démantelée puis rasée.
  • 20 janvier 1794 : La paroisse de Saint-Léger est réunie à celle de Saint-Germain.

LA MAISON VERTE
Une propriété de 13 ha (Fonds Saint Léger)

  • De 1859 à 1867 : Constituée progressivement par A. Duval (industriel en alimentaire).
  • 1892 : Achat par le comte de Pange du domaine où on y mène grand train de vie; avec 12 employés au service de la famille, 3 chevaux, une sellerie, 2 voitures.

Le domaine comprend : le château (presbytère), les communs (le tribunal d’instance), un grand parc = entre le boulevard de la Paix, ruelle Nicot, rue de Bergette, et rue Jean Jaurès. Le parc est couvert de bosquets, rocailles, pelouses… avec des jardins sur le flanc nord (rue Raymond Vidal) et un logement des jardiniers (rue de Bergette). Deux grandes pièces d’eau s’étendent au fond du vallon, alimentées par le rue de Buzot et des sources locales (actuellement Jardin aux oiseaux et début de la rue Saint-Léger). On y voit des carpes, des canards, un cygne… La gestion de l’eau est très élaborée = déversoir du ru, pompage vers réservoir élevé, cascades…

  • En 1913 : Mort du comte, vente par la comtesse (morte en 1934) à son neveu, le duc de Caraman.

Alors la Maison Verte n’est plus habitée en continu et le parc n’est plus entretenu. Celui-ci devient un lieu d’aventure pour les scouts, les curieux, les enfants du quartier (en particulier les pièces d’eau).

EN ATTENDANT LA FUTURE PAROISSE SAINT-LÉGER

  • 1949 : Voici ce qu’écrit le père Thivollier (en 1998) : « la partie du domaine de 4 ha avec 2 grandes maisons d’habitation a été achetée le 1er juin 1949 par l’association Repos-Détente et Loisirs au grand Air que j’ai personnellement constituée pour y faire un entrepôt de matériel pour mon équipe de missionnaires en caravanes et aussi un centre de rencontre de jeunes, retraites, etc… »
  • 1958 : « Les activités des missions en caravanes ont pris fin et j’ai remis la Maison Verte à mon institut des Fils de la Charité lequel l’a vendue à l’Association diocésaine de Versailles pour y faire un centre paroissial. »
  • De 1953 à 1955 : Le reste de la propriété de la Maison Verte est acquis par la ville de Saint-Germain pour lotissements.

CONSTRUCTION DE L’ÉGLISE

La construction est confiée aux architectes MM. Hourlier et Gury. Le bâtiment construit sur un plan de forme triangulaire, est couvert par une charpente de grande portée, elle est d’une ligne sobre et moderne.

  • 8/11/1959 : Pose de la première pierre par Mgr Renard.
  • 17/9/1961 : Bénédiction solennelle par Mgr Gufflet, ancien curé de Saint-Germain qui est à l’origine de la paroisse Saint-Léger.

Dès cette époque, une activité paroissiale se met en place avec l’appui des prêtres de Saint-Germain : messes dans les communs puis au presbytère, équipe liturgique, catéchèse…

La paroisse Saint-Léger est érigée en 1962 (J. Pénicaud est le 1er curé)

L’autel, réalisé par M. Gury, est consacré le 31 mars 1968 par Mgr Simmoneaux.

M. Millet et O. Vernotte